Un trail qui fait rêver : la Grande Sure
Si vous cherchez une sortie trail running qui allie effort physique, contemplation et sérénité, ne cherchez plus : la Grande Sure, au départ de la Chartreuse de Currière, est votre destination idéale en octobre. Ce parcours, situé dans le massif de la Chartreuse, offre un mélange rare de dénivelé exigeant, de panoramas à couper le souffle et d’une atmosphère d’intersaison où le calme règne en maître. Les couleurs automnales, la mer de nuages qui s’étend à perte de vue, et la solitude des sentiers font de ce parcours un moment inoubliable — presque spirituel — pour les coureurs en quête de nature sauvage.
Le départ : La Chartreuse de Currière, un lieu de paix
La sortie commence à la Chartreuse de Currière, monastère niché au cœur du massif préalpin de la Chartreuse, à quelques kilomètres de Saint-Laurent-du-Pont. Le parking est facile d’accès par la pittoresque route forestière de la Charmette. Le départ se fait au calme, loin du tumulte des grandes routes. L’ambiance est déjà celle de l’intersaison : les feuilles tombent doucement, les oiseaux chantent moins fort, et l’air frais d’octobre vous réveille dès les premiers pas.
Le sentier grimpe rapidement, en sous-bois d’abord, puis en clairière. C’est ici que les couleurs d’automne explosent : les hêtres dorés, les érables rouges, les chênes cuivrés forment un tapis multicolore sous vos pieds. Chaque virage dévoile un nouveau tableau, comme si la nature avait décidé de peindre son dernier chef-d’œuvre avant l’hiver.


La Montée : effort et récompense
Le dénivelé positif de 1 070 mètres en 6 km demande une bonne condition physique, mais chaque pas est récompensé. En forêt, nous contournons les Rochers de la Petite Vache et des Agneaux, puis empruntons le Chemin de la Petite Vache. Ces toponymes révèlent une histoire multiséculaire de pratiques agricoles de montagne dans ce secteur.
Les sentiers sont bien entretenus, parfois caillouteux, parfois boueux — ce qui rend le trail encore plus authentique. Les lacets serpentent entre rochers et forêts, avec des vues plongeantes sur la vallée.
À mi-chemin, vous atteignez le col des Charmilles (1 605 m), où l’air se rafraîchit. C’est ici que commence le spectacle le plus saisissant : la mer de nuages. En octobre, les conditions météo sont souvent idéales pour cette vision spectaculaire. Les nuages s’étendent en dessous de vous, comme une mer blanche et cotonneuse, engloutissant les vallées et les sommets voisins. Vous avez l’impression de courir au-dessus du monde, dans un silence presque irréel.
Le sommet : un moment de pure contemplation
Au sommet de la Grande Sure (1 920 m), le panorama est à 360°. À l’est, les Alpes se dessinent au loin, leurs sommets enneigés brillant sous le soleil d’automne. À l’ouest, la plaine du Rhône s’étend jusqu’à Lyon, parfois cachée par la brume. Et la mer de nuages, toujours là, comme un océan immobile.
C’est le moment idéal pour s’arrêter, boire un peu d’eau, manger une barre énergétique, et simplement respirer. Le calme de l’intersaison est palpable : pas de touristes, peu de randonneurs, aucun bruit sauf le vent dans la végétation et le chant lointain d’un oiseau. C’est un moment de paix rare, presque méditatif, que seuls les sports de montagne savent offrir.


La descente : retour sur terre, avec douceur
La descente, plus technique, demande de la concentration. Le sentier parcourant l’arête Sud est raide, parfois glissant, mais le plaisir d’évoluer dans un décor aussi grandiose compense largement l’effort consenti. Les couleurs d’automne sont encore plus intenses en descente, les rayons du soleil de l’après-midi les faisant briller comme des joyaux.
Le retour s’effectue par le Cul-de-Lampe puis la Terrasse. Tout semble différent : les ombres s’allongent, les couleurs se teintent de rose et d’orange, et l’air devient plus frais. La Chartreuse de Currière apparaît enfin, comme un havre de paix après cette aventure.
Pourquoi faire ce trail en octobre ?
Octobre est le mois idéal pour ce type de parcours. Les couleurs d’automne sont à leur apogée, les températures sont douces, et la foule est absente. C’est l’intersaison, ce moment de transition où la nature se repose, et où les sentiers sont presque à vous seul. C’est aussi un moment de réflexion, de connexion avec soi-même et avec l’environnement.


