L’expérience,
“une lanterne que l’on traîne accrochée derrière soi et qui n’éclaire jamais que le chemin déjà parcouru” disait Confucius. A la lumière de ces quelques mots, la pratique de l’alpinisme aux premiers jours de l’hiver météorologique me rappelle toute la fragilité de l’expérience accumulée en montagne.
Avec mon pote Andreas, guide de haute montagne,
nous enchaînons le Mont Pécloz (2197 m) par l’arête Ouest puis le Mont d’Armenaz (2158 m) en quatrième vitesse, sans pour autant rogner sur notre sécurité. Une mer de nuages est en place à 1600 m d’altitude dans les Bauges et nous évoluons dans une ambiance magique, chaque sommet qui émerge semblant flotter comme une île de roche et de neige au-dessus des flots.
Les émotions que je ressens sont très fortes
et s’impriment pour le reste de la saison et au-delà. Puissent les sorties que j’encadre habituellement en moyenne montagne produire le même effet à mes chers clients !


