La neige étendait son manteau immaculé sur le plateau du Semnoz.
Chaque pas que je faisais avec mes raquettes s’accompagnait d’un léger crissement, discret, comme une note ajoutée à la partition silencieuse du soir. Le froid se faisait sentir, vif mais pas mordant, et j’avançais lentement, respirant l’air pur qui emplissait mes poumons comme une eau claire.
Le soleil déclinait déjà vers l’ouest. Sa lumière s’adoucissait, se posant sur les cimes des épicéas comme une caresse dorée. Les arbres semblaient se figer pour mieux capter cette chaleur fragile. Leur ombre s’allongeait sur la neige, dessinant des formes mouvantes que le vent effaçait aussitôt. Autour de moi, tout était calme, presque irréel, comme si le plateau retenait son souffle pour accueillir le crépuscule.