Partez en raquettes depuis Genève : une aventure hivernale au cœur du Chablais
Partez en raquettes près de Genève dans le massif du Chablais : une randonnée hivernale jusqu’au Petit Môle avec vues spectaculaires sur le Mont Blanc.
Matériaux éphémère constitué de glace et d’air. La neige tombe majoritairement en hiver mais aussi dès l’automne et jusqu’au printemps. Chausser des raquettes permet de marcher dans la neige et d’apprécier la nature sauvage
Partez en raquettes près de Genève dans le massif du Chablais : une randonnée hivernale jusqu’au Petit Môle avec vues spectaculaires sur le Mont Blanc.
L’enneigement est au rendez-vous à l’approche de l’hiver. Du haut de ses 1845 m, le Mont Margériaz est, au cœur du massif des Bauges, le premier sommet de cette altitude en venant de l’Ouest. Sur ce site calcaire, l’eau a creusé des gouffres, lapiaz et rigoles d’une ampleur exceptionnelle au fil des temps géologiques.
En hiver, les imposantes couches de neige remplissent partiellement ces anfractuosités et forment des creux et des bosses de toute beauté. Parcourir ce décor en raquettes à neige est absolument merveilleux. Savoir s’orienter dans ce dédale naturel est indispensable : il faut alors se fier aux parcours balisés ou faire appel à un(e) professionnel(le) de la montagne.
A l’approche de la crête du Mont Margériaz, l’ambiance devient brumeuse en cette journée de décembre. La pyramide esthétique du Mont Colombier se laisse désirer entre les rideaux de brume. Il souffle un vent à décorner les bœufs mais nous poursuivons tout de même jusqu’au point culminant. Nous apprécions un pique-nique bien mérité en compagnie des chocards à bec jaune bien disposés à profiter des rares miettes de pain que nous laisserons derrière nous.
Une belle journée en raquettes à neige en somme. Le prélude à une superbe saison d’hiver qui s’annonce !
Bienvenue au Semnoz. L’hiver nous semble avoir déjà déposé son manteau blanc. Il est trompeur. Serait-ce une farce qui n’est pas pour nous déplaire. En ce mois calendaire automnal, bienvenue à Véronique et Lucky fidèle compagnon.
Je les accueille comme si j’étais chez moi sur ce magnifique plateau dont je me suis fait l’hôte. Et c’est parti, le soleil est là parmi nous et nous accompagnera tout au long de cette journée qui s’annonce déjà magnifique.
Pour les sportifs et les contemplatifs que nous sommes, fouler la neige en raquettes et évoluer dans le blanc est un émerveillement sans nul autre pareil. Creuser nos pas dans ce mélange de glace et d’air qui disparaîtra au printemps s’apparente à un mantra.
Quel plaisir de remettre les chaussures de rando, un short et un tee-shirt après ces longs mois enneigés en montagne ! En cette fin juin, l’heure est aux reconnaissances de parcours dans le Parc National de la Vanoise au cœur de la Savoie. Je pars repérer la montée au Col du Palet et la nuit au refuge du même nom. Il reste encore beaucoup de neige au-delà de 2500 m.
Je prépare mon été au Club Med de Tignes. Avec le Bureau Montagne La Rosière Tarentaise, nous allons encadrer des clients en randonnée et trail, de la balade familiale à la demi-journée à la virée sportive à la journée, sans oublier les activités destinées aux enfants de 4 à 10 ans. Encore de beaux moments en perspectives avec les collègues accompagnateurs en montagne !
La randonnée hors pistes en raquettes permet d’accéder à de merveilleux terrains de jeu jusque tard au printemps. En cette première quinzaine de mai, les quantités de neige en versant Nord dans le massif du Mont Blanc sont impressionnantes : près de 2m20 au Plan de l’Aiguille à 2300m d’altitude.
A peine nous sommes nous écartés de la plateforme que déjà les volutes de neige sculptée par le vent nous enchantent. La pente est prononcée par ici, ce qui permet de faire de belles escapades sportives lorsque le risque avalanche n’est pas trop élevé. La brume ou les averses de neige ne sont pas rares à cette altitude et il faut rester vigilant.
Faire appel à un(e) professionnel(le) de la montagne est une bon reflexe pour qui souhaite explorer cette nature sauvage, fouler ce matériau éphémère qu’est le manteau neigeux en toute sécurité.
Nous approchons de la mi-avril, il reste plus de deux mètres cinquante de neige à 2500 m d’altitude en Haute Maurienne. J’accompagne Virginie et sa fille Alice en raquettes au départ de Bonneval-sur-Arc. Ambiance “bout du monde” à mesure que nous montons dans ces hautes vallées où l’Arc prend sa source.
A proximité de Genève, ce parcours sauvage vous fera naviguer en raquettes entre chalets d’alpages et forêt de résineux, jusqu’à l’arête de Chevry. Le panorama est spectaculaire sur les plus hauts sommets des Alpes Françaises.
Comme chaque jour ou presque, la Compagnie des Guides de Chamonix organise un Tour de Rôle pour répartir le travail entre ses membres titulaires et renforts. Cette fois-ci, j’ai la chance d’encadrer un groupe de neuf Britanniques en raquettes. Direction le Bettey, spot fréquenté du massif des Aiguilles Rouges. Nous chaussons les raquettes vers 1400 m étant donné le déneigement prononcé en versant Sud. La progression est facile quoique assez pentue sur un bon sentier, puis nous sortons de la forêt et découvrons les chalets de Chailloux ainsi qu’un panorama à couper le souffle sur le massif du Mont-Blanc. La montée à l’Aiguillette des Houches est tentante car il n’y a pas la moindre trace, mais ce sera pour une autre fois !
Proche de Chambéry, cette randonnée en raquettes partiellement balisée vous invite à rejoindre la belle crête du Grand Rocher. Venez contempler les sommets enneigés de la Chaîne de Belledonne, avant de prendre un goûter au refuge du Crêt du Poulet.
Retour sur mes 5 jours de formation / évaluation pour acquérir les prérogatives hivernales du métier d’accompagnateur en moyenne montagne.
18 janvier 2023 : 40 cm de neige fraîche nous attendent dans la journée, une nouvelle fois. Nous ne le savons pas encore, mais ce sera la dernière vraie chute de neige de l’hiver en moyenne montagne ! Au Lac de Vallon, curiosité géologique formée il y a 80 ans à peine à la suite d’un gigantesque éboulement dans la vallée du Brevon, nous faisons la trace tant bien que mal dans une épaisseur impressionnante de neige poudreuse.
L’expérience, “une lanterne que l’on traîne accrochée derrière soi et qui n’éclaire jamais que le chemin déjà parcouru” disait Confucius. A la lumière de ces quelques mots, la pratique de l’alpinisme aux premiers jours de l’hiver météorologique me rappelle toute la fragilité de l’expérience accumulée en montagne.Avec mon pote Andreas, guide de haute montagne, nous enchaînons le Mont Pécloz puis le Mont d’Armenaz en quatrième vitesse, sans pour autant rogner sur notre sécurité. Une mer de nuages est en place à 1600 m d’altitude et nous évoluons dans une ambiance magique, chaque sommet qui émerge semblant flotter comme une île de roche et de neige au-dessus des flots.